Le rendez-vous des anciens et amis de la Force Navale - Het rendezvous van de oudgedienden en vrienden van de Zeemacht
 
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 LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

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JeanMi
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MessageSujet: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Mar 10 Mai 2011 - 17:46

Bonne nouvelle : La guerre n'aura certainement pas lieu

J'ai ,devant les yeux ,une lettre reçue par maman le 08 mai 1940. Cette lettre a été écrite par papa. Ce dernier était, à l'époque, COR dégradé de lieutenant à adjudant, pour avoir, suivant le rapport de l'officier de garde,   pousser, à deux heures du matin, le cri du chat dans les couloirs de la caserne La Chartreuse à Liège. (Et il était fier de raconter, lors des fêtes de famille, ce haut fait militaire)
Cette lettre disait que vu les nouvelles optimistes, l'Etat Major rétablissait les permissions à partir du 09 mai (Ces permissions étaient supprimées depuis le mois de février). Papa annonçait sa présence aux communions solennelles qui avaient lieu dans le village le 10 mai, et qu'il se réjouissait de serrer dans ses bras sa fiancée. (Pour la petite histoire, il a effectivement serré dans ses bras sa fiancée, mais en octobre 1941)




Front ouest
Déclenchement de Fall Gelb (plan jaune), l'offensive à l'ouest.
03h00 : Des bombardiers larguent quelque bombes sur Basel en Suisse. La défense anti-aérienne suisse réplique

Entre 3h et 4h : Adolf Hitler arrive à son bunker à Aix la Chapelle, en Allemagne, pour diriger l'opération.
Début de l'opération Sichelschnitt. Celle ci consiste en une attaque surprise contre les Pays bas, le Luxembourg et la Belgique.

04h00 : La Luftwaffe décolle.

04h30 : La Luftwaffe bombarde les aérodromes belges et hollandais, détruisant une bonne partie de l'aviation au sol.

04h50 : Des parachutistes allemands commencent à atterrir pour sécuriser les ponts clés en Hollande à Rotterdam, Dordrecht, La Haye et Moerdijk et en Belgique à Liège.

05h35 : 76 divisions allemande entrent en Hollande, en Belgique et au Luxembourg.

06h00 : Le ministre allemand des affaires étrangères, Joachim Von Ribbentrop, informe la presse étrangère que l'Allemagne à pris l'initiative en anticipant une agression franco anglaise dans la région de la Ruhr au travers du territoire belge et hollandais.
Il présente des preuves que les Pays-bas et la Belgique n'agissaient pas en neutres mais qu'ils ne défendaient que leur frontière avec l'Allemagne, et qu'ils acceptaient l'assistance alliée.

Dans mon village natal de Juslenville (THEUX), l'on prépare les communions solennelles et la kermesse de la Pentecôte. Tout le monde se réjouit.

Le petit Arthur D (12 ans) ne sait pas encore qu'il ne fêtera pas sa communion. Joseph C ne sait pas encore qu'il ne reverra jamais sa petite fille Yvette (née en 1939) car prisonnier, il sera tué dans un bombardement allié à Kassel le 30 décembre 1944. Lambert E ne sait pas encore qu'il ne verra jamais le Congo, où il devait partir travailler, car il sera tué le 12 mai 1940 à Temploux. Adrien L (futur résistant) ne sait pas encore qu'il sera abattu, d'une balle dans le dos, au pied du château de Franchimont, le 11 septembre 1944. Remacle D, (futur résistant) ne sait pas encore qu'il sera torturé et abattu ,par un groupe d'allemands en débâcle, le 05 septembre 1944. Jean B, marié le 4 mai 1940, ne sait pas encore qu'il ne reverra sa femme, qu'en mai 1945. Les frères jumeaux Edmond et Maurice G (18 ans), ne savent pas encore qu'ils ne se reverront qu'en juin 1945, car l'un sera prisonnier en Allemagne, et l'autre s"évadera lors de son transfert vers l' Allemagne,etc......





Mon village se trouve, dans la vallée, à 500 mètres du Fort de Tancrémont, et de nombreux fortins d'observation sont disséminés dans le village. De ce fait, la population locale est évacuée, en direction de la Hesbaye, car les forts de la région liégeoise vont arrêter l'offensive allemande.






Anecdote véridique :Au matin du 10 mai, une vieille dame, très malade, semble être morte. Devant l'urgence et en l'absence d'un médecin, on la place dans un cercueil avec une presque certitude de son décès car elle semblait ne plus respirer. Ensuite la famille a évacué avec le reste de la population. Lors du retour, une dizaine de jour plus tard, la certitude de son décès n'a plus fait le moindre doute




De nombreuses mères, épouses et fiancées  belges et françaises vont faire de cette chanson  (J'attendrai)l'espoir d'un hypothétique retour



Les anglaises feront de même avec cette chansons (We'll Meet Again-nous nous reverrons)de la merveilleuse Vera Lynn

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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Ven 13 Mai 2011 - 16:48



L’exode continue, et plus d’un million de belges se retrouvent sur les routes employant toute sorte de moyen de locomotion (vélos,motos,autos,chars à bœufs, charrettes à bras, brouettes)

1940 l'Exode par fransoid
Il sont sous la menace des hordes hurlantes des Stukas qui les déciment par milliers

Beaucoup se souviennent des massacres perpétrés par l’armée allemande en 1914
A Theux le souvenir d’août 1914 est encore présent dans les mémoires.
Dans le petit village d’Oneux (Theux) des civils furent exécutés et des maisons furent incendiées
Mes grands parents paternels fuient vers Bordeaux, accompagnés de leur fille et de leurs deux petits enfants. Gamin, le chien berger de mon père, confié à leur garde est euthanasié, car il leur est impossible de le prendre avec eux.
Le 11 mai, les jeunes hommes (480.000) qui ne sont pas encore incorporés, doivent rallier les centres de recrutement de l'armée belge qui se trouvent dans le sud de la France. La plus part d’entre eux entreprendront le voyage.

Un peu d'humour dans la tradégie
ts.

Le 13 mai, la ville de Liège est capturée, ce qui ajoute encore de l’angoisse aux réfugiés.

A suivre...




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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Sam 21 Mai 2011 - 18:52

Le 18 mai :   Le chancelier, Adolf Hitler, proclame la réincorporation des cantons belges d'Eupen, Malmédy et Moresnet dans le Reich. Ceux-ci avaient étés cédés à la Belgique, par l'Allemagne, à la suite du traité de Versailles.

Parmi ces communes se trouve Welkenraedt qui est francophone. Les parents d'une de mes tantes soupçonnant cette décision, en cas de guerre, vinrent habiter Verviers, début 1940. Le présent leur donne raison.
Cela signifie que les habitants de ces communes deviennent allemands. Les hommes seront incorporés dans l'armée allemande.
Beaucoup d'hommes refusèrent cette incorporation, et s'enfuirent. Ils furent nommés "Les Réfractaires"

Concernant la Commune de Welkenraedt :Les agents communaux, gendarmes, douaniers et autres fonctionnaires de services publics sont invités à quitter le territoire. C’est un nouvel exode pour un tiers de la population.
Le français est interdit dans les écoles et dans les administrations. Un bourgmestre allemand est nommé en place du bourgmestre belge.
La frontière est déplacée, et des communes comme Limbourg (Dolhain) Clermont sur Berwine, Andrimont  ou Stavelot deviennent des communes frontalières avec l'Allemagne !!!!

Films français que l'on peut voir dans les salles
[/url]


[/url]

L'exode de la population belge continue vers les trois départements autorisés, à savoir la Haute-Garonne,  l'Ardèche,et l' Hérault. , ou s'arrête brusquement comme pour cette voiture belge, mitraillée quelque part en France.
url=http://www.servimg.com/image_preview.php?i=168&u=15634555][/url]
Les difficultés ne font, d'ailleurs, que croître. La marée de quelque deux millions de Belges se gonfle de 50.000 Hollandais, de 70.000 Luxembourgeois et, bientôt, de trois millions de Français. Les mauvaises nouvelles du front aidant, la psychose de la « cinquième colonne » se répand.


Le gouverment belge s'est replié à Ostende

Chanson de mai 1940


A suivre

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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Dim 12 Juin 2011 - 20:06

Malgré la guerre, certains enfants se préparent pour la Communion solennelle



Le 20 mai, les autorités allemandes autorise le journal "La Voix du Peuple" (communiste) à reparaître

Les groupes de renseignement de la première guerre mondiale se réactivent, dont la Dame Blanche qui deviendra par la suite Clarence.

Dès le 26 mai, des restrictions alimentaires sont imposées par les autorités :
Par personne, on a droit à 200 grammes de pain, à 175 grammes de pommes de terre et à 50 grammes de viande.
(Soit 1350 calories contre 2700 calories avant guerre)

Toutes les compétitions sportives sont annulées.
.
Le massacre de Vinkt est un crime de guerre commis par les troupes allemandes lors de la Campagne des 18 jours en Belgique, et plus précisément lors de la Bataille de la Lys (23-28 mai 1940).
Le 25 mai 1940, les troupes de la Wehrmacht attaquèrent Vinkt, un village situé à proximité de Gand en Flandre orientale et encore tenu par les Chasseurs Ardennais.
Au cours du duel d’artillerie qui précéda l’attaque allemande, un premier drame survint lorsqu’un obus tomba en plein milieux d’une colonne de réfugiés, faisant 38 morts.
Le 26, les Allemands avancèrent. Les Chasseurs ardennais, régiment belge d'élite dont le recrutement se faisait essentiellement au sein des appelés d'origine ardennaise, repoussèrent plusieurs attaques allemandes, notamment le 225e Régiment d'Infanterie qui subit des pertes énormes (1500 morts ou blessés alors qu'un régiment compte 4000 soldats). Les soldats allemands avaient en effet adopté la tactique de l'infiltration, ce à quoi les soldats du 1er Régiment de chasseurs ardennais avaient répliqué par la même méthode.
Des soldats allemands furent alors tués ou blessés soit par des tirs flanqués soit par des tirs provenant de derrière leurs positions. Il n'en fallut pas plus pour que renaisse chez ces troupes non aguerries, le complexe du franc-tireur (que la littérature historique allemande reconnaît), hantise des troupes allemandes depuis la guerre franco-allemande de 1870. Alors que leurs opposants étaient des Chasseurs ardennais (deux d'entre eux furent d'ailleurs abattus au mépris des lois de la guerre alors qu'ils étaient déjà capturés et qu'on leur avait retiré leur arme), les allemand crurent que des villageois leurs avaient tiré dessus.
Dans le village voisin de Meigem, les Allemands enfermèrent les habitants dans l’église comme otages. Le 27 mai, alors que des dizaines de personnes y étaient encore retenues, un obus tomba sur celle-ci et tua 27 personnes: l’église avait été visée par l’artillerie belge car elle servait également de poste d’observation aux Allemands.
Lorsque le 377e Régiment d’Infanterie allemand entra dans Vinkt, les Allemands commencèrent à piller les maisons et à sortir les habitants, les hommes étant séparés des femmes et enfants. Les hommes furent conduits dans un pré et fusillés, il y eut quatre survivants des 38 victimes.
A un autre endroit, au lieu dit « het Zwarte Huizeke » 12 personnes furent exécutées, à la ferme des Van der Vennet trois hommes furent fusillés, le père et le fils Vermeulent furent enlevés et fusillés au lieu dit « Steenkiste » avec Aloïs Coene, Emiel Galle et Petrus Mestdagh.
Le 28 mai, jour de la capitulation de la Belgique, des habitants furent fait prisonniers et parqués dans un pré. Neuf hommes furent fusillés, ils eurent la tâche horrible de creuser leurs tombes avant l’exécution.
Durant ces journées 27 personnes périrent à cause des bombardements et 86 exécutées.
Après la guerre deux officiers Allemands furent jugés, Kühner et Lohmann, la peine fut de 20 ans. Après 5 ans ils furent remis aux autorités allemandes.

Le 28 mai, Paul Reynaud, Président du Conseil, annonce, à la radio, la capitulation de l'armée belge


Le 30 mai, Les ministres belges se réunissent à Limoges et déclarent qu'il est impossible pour le roi de régner puisqu'il est aux mains des allemands.

Chanson prémonitoire pour beaucoup de couples en cette période troublée


A suivre





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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Ven 27 Déc 2013 - 21:03

Bonsoir à tous. Je vais reprendre cette rubrique. Comme le sujet sera traité par ordre chronologique et après des recherches assez fouillées, et des textes retravaillés, et non collés-copiés, je demande que l'on ne vienne pas inonder cette rubrique avec des souvenirs personnels ou des faits qui pourraient être évoqués ultérieurement  Il faut donner du temps au temps. Merci
 
Revenons aux premiers mois de la guerre. Pour acheter de la nourriture, un nouveau mode de paiement voit le jour en juillet 1940 : ce sont les timbres de rationnement ou de ravitaillement. Les timbres portent différents numéros, chaque numéro correspondant à un produit particulier.

 
Ceux-ci sont délivrés par l’administration communale et sont distribués par personne et par mois. Les gens vont les échanger dans les magasins d’alimentation. Cette mesure sert à éviter le "pillage" des magasins par les personnes bien pourvues et à prévenir la famine, car, à court terme, elle est crainte. Il faut trouver une solution pour tenir jusqu'aux prochaines récoltes.
Ce système voit le jour aussi parce que les stocks alimentaires de la Belgique sont
limités à cause des occupants allemands qui en ont transféré une partie dans leur pays et à cause des particuliers qui se sont servis dans ce qu’il reste.
 
Le 02 juin 1940,  Le Général Von Falkausen est nommé Commandant militaire de la Belgique
 

 
L’INR (radio officielle en Belgique) émet clandestinement depuis la France

 
Chanson humoristique se moquant des allemands

 
En juin 1940, la Belgique est placée à l’heure allemande, et l’occultation des immeubles est renforcée. De même un couvre-feu est établi de 21 heures à 05 heures.
 
Le 14 juin 1940, le premier déporté politique est enfermé à Auschwitz
 
 
Le 17 juin 1940, les stocks de papier détenus dans les entreprises doivent être déclarés aux Autorités allemandes.
 
L’Administration communale de Welkenraedt (de régime francophone) est transférée à Herbesthal (de régime germanophone), et la paroisse dépend maintenant d’Aachen, Tout contact avec l’évêché de Liège est interdit.
Les habitants de cette région désirant se rendre à Verviers ou à Aubel doivent être munis d’un passeport. Ce dernier est refusé aux étudiants.
Frontière allemande à Aubel

 
Le 28 juin, un des premiers réseaux de la Résistance est fondé à Antwerpen (De Witte Brigade)

 

 
 
100.000 jeunes gens qui n’avaient pas encore « été appelés sous les drapeaux » se retrouvent bloqués en France. Ils sont regroupés dans des centres appelés CRAB (Centre Recrutement Armée Belge) Ces jeunes avaient dû rallier des centres de triages et prendre le train en direction de la France.

 
Ces jeunes presque livrés à eux-mêmes parcourent toute la France et se retrouveent en Zone Libre. Ils seront cantonnés un peu partout, parfois dans des conditions très pénibles

 
Film sorti à cette époque

A suivre....

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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Dim 23 Mar 2014 - 19:35

Aout 1940
 

 
Dès le premier, la sévérité du rationnement augmente, et la frontière française est fermée pour les belges.
 
Le sept, on annonce la naissance de Jean-Luc Dehaene.
 
Actualités d'août

 
 
La Libre Belgique Clandestine est créée le onze.

 
Comme l’huile nécessaire à la fabrication du savon  provient d’outremer, 165 savonneries sur 200 sont fermées sur décision de l’autorité allemande.
 
 
Naissance  de plusieurs réseaux de résistance dont,  l’Armée Belge des Partisans  d‘obédience communiste, l’Armée secrète, le Front d’Indépendance, Socrate, et l’Armée de Libération.

 
 
 
Le nombre de chômeurs qui se montait à 154.000 en mai monte à plus de 500.000
 
Les premiers volontaires partent  travailler en Allemagne.
 
Les charbonnages reprennent petit à petit la production, mais différents problèmes surgissent.
La production des charbonnages de Wallonie est due à la main d’œuvres d’ouvriers flamands (30 à 40 %), mais le transport reste aléatoire. De plus les bois de mines provenaient, en grande partie, des pays baltes et de la Russie. L’explosif est fourni par la firme allemande Dynamit Ag de Troisdorf.
 
 
Le dix, l’écoute de la B.B.BC. Est prohibée dans tout le pays. 

 
Les théâtres tournent au ralenti, car les vedettes françaises qui venaient rôdés leurs pièces en Belgique, ne peuvent plus y venir
 
Quant aux cinémas, ils passent encore des films français (dont la production tourne au ralenti), mais les films américains n’arrivent plus chez nous.

 
Le Nord et le Pas de Calais sont rattachés à la Belgique, et ce concernant la production sucrière. Cela va poser de nombreux problèmes en France, car ces deux départements produisent un tiers de la production française.
 
 
 
Les autorités allemandes interdisent la chasse, les sociétés secrètes (Francs-maçons, etc..) et les bals.
 
 
On écoute les chansons à la radio, afin de maintenir un moral relatif

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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Dim 25 Jan 2015 - 16:14

Voilà, je reprends ma chronique arrêtée au mois d'août 1940.

Septembre 1940

Dans les cantons annexés par l’Allemagne, les actes de l’Etat civil sont obligatoirement rédigés en  allemand. L’allemand devient la langue officielle, ainsi que la monnaie. Le personnel communal qui refuse de faire allégeance au Führer est licencié. Plus de 1300 personnes se réfugièrent en Belgique afin de ne pas vivre sous le joug allemand.

Le rationnement commence à peser sur la population, et des lieux insolites sont cultivés (comme sur la photo prise au Cinquantenaire).
Le marché noir commence à se développer, et les prix s’envolent :
Beurre à 120 FB (41 BEF au marché officiel), le pain à 50 BEF (2,88 BEF), ou la viande à 125 BEF (35 BEF)
Il faut rappeler que le salaire moyen se situe à une moyenne de 2750 BEF.
La firme « Côte d’Or » ne parvenant plus à recevoir des matières premières du Congo, change le nom de son produit phare afin que l’on ne dénigre pas la qualité de ses produits.


Les écoles reprennent les cours


Le pont de Dinant est à nouveau ouvert aux civils


La vie des belges s’organise et les loisirs sont rares. Si l’on écoute la radio, parmi les chansons du moment l’on peut écouter :

ou la chanson suivante

Les jeunes peuvent continuer à lire les aventures de :



A Bruxelles, les spectacles reprennent, et les vedettes belges du jazz remontent sur scène.



Au cinéma, très peu de nouveaux films sont projetés et parmi ceux sortis début 1940, on peut voir « L’Homme du Niger » qui reflète la mentalité colonialiste de l’époque
 l’homme du niger

Et voici quelques relevés de météo du mois de ce mois.
21-09-1940 Les précipitations donnent une cote pluviométrique journalière de 56 mm à Chiny.
21-09-1940 Une tornade est observée à Awagne (Dinant), causant quelques dégâts.
30-09-1940 Le mercure descend jusqu'à –2,0°C à la Baraque Michel (Jalhay).


Le 15 septembre arrive le dernier train ramenant les réfugiés belges de France. On estime qu’entre 1.5000.000 à 2.000.000 de personnes fuirent devant l’armée allemande.
6552 enfants, femmes et hommes furent tués durant cet exode. Au mois d’août et au mois de septembre, 254 trains (SNCF) rapatrièrent 307.000 personnes.


Deux mauvaises nouvelles à annoncer : Le fort de Breendonck est transformé en « camp d’hébergement » par la police politique allemande, et les premiers prisonniers arrivent dans la journée du 20 septembre.

                                                                      Le fort du Huy devient également un camp de détention, et plus de 7.000 opposants au régime nazi y séjournèrent.






Afin de remonter le moral des belges, Victor de Laveleye rassemble des journalistes et ensemble, ils créent « Radio Belgique », et il invente le « V » (Victory,Victoire,Vrijheid)
http://www.vrt.be/tijdslijn/we-krijgen-ze-wel-de-moffen  (Extrait de l'indicatif et d'une émission)





Lorsque la BBC remarque que les premières notes de la Ve Symphonie de Beethoven formaient le V en morse, elle en fait son indicatif.

A suivre : Octobre 1940

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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Dim 15 Jan 2017 - 18:01

Octobre 1940

Le 1er octobre paraît le premier numéro de la revue collaborationniste  « Nouveau Journal », avec le germanophile exalté, Paul Colin, à sa tête.



A la même date sort le 1er numéro (25 exemplaires) de la revue, de la presse clandestine, « Le Bon Sens ».

Les nouvelles chansons ne  sont  pas légion, voici une d’Edith Piaf :


Le 10 octobre, arrive le dernier des trains spéciaux qui ont ramené en Belgique 327.000 personnes, et ce depuis le mois de juillet.  

Les trains,  à l’usage des voyageurs, sont remis en service. Mais les voyageurs n’ont aucune certitude de l’heure du départ et de l’heure d’arrivée du train.

En octobre,  40.403 chômeurs étaient comptés dans la sidérurgie. La production métallurgique, à des conditions désavantageuses, est expédie vers l’Allemagne.


Voici une publicité de 1939, que l’on pouvait encore voir au cinéma. Mais y-avait-il encore du the ?


Le 14 octobre, à Nivezé (Spa) les autorités allemandes ordonnent à la Ville de Spa d’enlever les affiches, offensantes envers l’occupant, qui ont été placées sur le monument (Lac de Warfaaz) d’Amédée Hesse, héros de la Grande Guerre et fusillé en 1915.

Le même jour, la Kommandantur de Lille rappelle que les lois françaises ne s’appliquent plus dans le Nord et le Pas-de-Calais qui ont été attachés à la Belgique.

Les publicités vues au cinéma datent  d’avant-guerre


Le Comité de Surveillance de Bruxelles (ULB) crée le « Groupe  Hotton », qui à l’origine, est un mouvement de propagande clandestine, puis se livrera à l’espionnage et à l’évasion des pilotes alliés.

Le 17 octobre, paraît, sous contrôle allemand, le supplément hebdomadaire du Soir Jeunesse.

A cette même date, les Jeunesses Musicales sont crées par Marcel Cuvelier, directeur de la Société philharmonique de Bruxelles.

Le 28 octobre deux ordonnances, concernant les Juifs, sont publiées par les autorités allemandes :
--Un registre doit être tenu dans chaque commune avec les noms des personnes juives

--Les juifs ne peuvent plus exercer dans la fonction publique et dans l’enseignement. Ils ne peuvent plus être administrateurs ou rédacteurs dans la presse, et être inscrit, comme avocat, au Barreau.
De plus, les commerçants juifs doivent appliquer une affiche à la devanture du magasin


Le 29 octobre, devant le manque de nourriture et l’appauvrissement de la population belge, la Croix rouge de Belgique, la Vlaamse kruis, l’O.N.E, et l'Oeuvre Nationale des  Anciens Combattants et des Invalides créent le Secours d’hiver de Belgique.
Pochette d'allumettes vendue en faveur du Secours d'hiver


Le tournage des films venant seulement de reprendre, les cinémas passent des films du début de l’année, ou des années précédentes.


Malgré la censure, l'abbaye des Prémontrés d'Averbode continue de publier (depuis 1920) la revue "Petits Belges"


A suivre : Novembre 1940.

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René
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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Dim 15 Jan 2017 - 22:26

super intéressant.

Il y a pas mal à dire sur le secours d'hiver d'autant plus que les archives depuis qlqs années sont déclassifiées...
ex : http://www.etopia.be/spip.php?article2834
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calamar1942
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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Lun 16 Jan 2017 - 12:32

Tres intéressant a lire.
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VALKIRI
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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Lun 16 Jan 2017 - 14:35

L O    2 ème G M
Extrait de l' article de René :HIVER 1942-1943 : Le Secours d’Hiver distribue près de 129.000 litres d’huile de foie de morue dans les écoles. Des comprimés de vitamines C et D sont donnés par millions aux écoliers.
Je ne me rappelle pas avoir reçu des vitamines C & D mais j'ai encore le goût de l'huile de foie de morue j'ai certainement reçu un nombre incalculable de petites cuillères d'huile de foie de morue provenant de ces 129.000 litres hmmm!


a cette époque je me trouvait en 2/ 3 ? ème année école maternelle de Châtelet (Gross Charleroi) dont voici une photo (elle existe toujours) et occupée par la Wehrmacht de 1940 à 1944

merci Google street vieuw.
Salut marin barre

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Dans la vie il y a trois routes
L'estime:l'idéal que l'on poursuit
La route vraie:la vie réelle de tous les jours
La route sur le fond:c'est le destin

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René
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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   Mar 17 Jan 2017 - 14:14

Comme le dit VALKIRI, mon papa (1932-84) ma beaucoup parlé de l'huile foie de morue qu'il qualifiait de crie mais pas des vitamies C&D ...
Aussi des km à pied de ferme en ferme pour Quémander une tartine étant l' ainé de six frères et sœurs et un père au stalag.
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MessageSujet: Re: LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE   

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LA VIE DES CIVILS DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
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